Signé Lebron James
19/08/2004
Par YANNICK VELY
De Sports.fr
Le meilleur rookie de la saison NBA 2003-2004 a assumé son statut. Lebron James, à 19 ans seulement, a pris ses responsabilités dans le money time alors que l'équipe américaine était menée de deux points par une formation australienne insolente de réussite. La victoire acquise au finish (89-79) n'efface cependant pas une nouvelle prestation bien brouillonne des stars US. A noter également la surprenante défaite de la Serbie-Monténégro face à la Nouvelle-Zélande (90-87) et le succès de l'Espagne sur l'Italie (71-63).
Lebron James a fait le spectacle.
Enfin Larry Brown a compris. L'entraîneur de plus en plus discuté de la sélection américaine a décidé de laisser du temps de jeu à la nouvelle coqueluche du basket américain Lebron James. Et le sort d'une rencontre pourtant bien mal entamée par les Etats-Unis changea alors de main. Véritable accélérateur de jeu, la star des Cleveland Cavaliers allait orchestrer un terrible 20-5 au début du quatrième quart-temps. Passes laser, dunks surpuissants, défense agressive: en cinq minutes, Lebron James a démontré – s'il en était encore besoin – qu'il était bien un futur grand du basket mondial. Nul doute désormais qu'il bénéficiera d'un peu plus de minutes pour s'exprimer...
Du pain sur la planche
Après la raclée subie face au Porto-Rico (92-73) et la victoire à l'arrachée obtenue face à la Grèce (77-71), on guettait avec impatience le réveil américain. Une nouvelle fois, les "stars" allaient décevoir, se démontrant incapables de jouer en équipe et de défendre face aux tireurs extérieurs adverses. Certes les Australiens ont pris tous les risques à trois points (26 tirs tentés), cassant ainsi le rythme de la rencontre et empêchant les Américains de lancer des contre-attaques, domaine dans lequel ils excellent. Mais force est de constater que le doute est désormais bien installé dans les têtes de Stephen Marbury (1 points en 27 minutes) et consorts, incapables de prendre un shoot ouvert, recherchant toujours la pénétration.
L'Australie a ainsi mené de 12 points au c½ur de la deuxième période (45-33) grâce à l'adresse de Shane Heal et Jason Smith. Les réactions américaines étaient sporadiques, principalement dues à deux joueurs, Tim Duncan (18 points, 11 rebonds) et Allen Iverson bien sûr, le dernier nommé étant le seul Américain à réussir un tir à trois points.
Les Boomers parvenaient à conserver deux points d'avance au terme du troisième quart-temps mais les équipiers d'un précieux Shawn Marion (16 points, 8 rebonds à 80% de réussite) montaient d'un cran en défense. Et Lebron James entamait alors son show pour offrir la victoire aux Etats-Unis. La qualification pour les quarts de finale se précise bien sûr, mais pour la médaille d'or, les Américains devront encore travailler. L'opposition lituanienne pour leur prochain match s'annonce d'un tout autre niveau. Les équipiers de Sarunas Jasikevicius ont écrasé la Grèce (98-76) avec une insolente réussite à trois points (13/24) et un sens inouï du jeu collectif. Des vertus qui manquent cruellement à l'équipe américaine...